FAQ

Foire Aux Questions (FAQ)

  1. Qu’est ce que l’AAC (Analyse appliquée du comportement; ABA), et pourquoi est ce que j’en entend parler comme étant une option pour mon enfant avec de l’autisme?
    1. L’analyse appliquée du comportement (AAC) est la science qui étudie les comportements, et comment ceux-ci changent selon les évènements qui se produisent avant et après le comportement étudié. Beaucoup de gens confondent l’AAC avec un type de thérapie spécifique aux enfants autistes, parce que dans les années 1980s, Ivar Lovaas a ouvert la voie aux études portant sur les stratégies de cette science, afin de traiter 19 enfants autistes. Depuis cette étude novatrice, les chercheurs en AAC ont produits un large éventail de preuves mettant en évidence les stratégies de l’AAC comme étant en effet très efficace pour traiter le vaste étendue des symptômes associés avec les troubles du spectre de l’autisme (TSA), ce qui inclut des déficits en matière de langage et de communication, des comportements problématiques, des aptitudes sociales déficientes, ainsi que des déficits dans des aptitudes de la vie quotidienne.
    2. L’AAC, et/ou les interventions comportementales (les stratégies tirées de cette science) sont ainsi acceptés comme étant une approche fondée sur des preuves selon la majorité des professionnels de la santé mondialement, et est de plus noté comme étant la meilleur pratique pour les gens avec un TSA selon le Surgeon General List aux États-Unis.

 

  1. Est ce que l’AAC est un traitement SEULEMENT pour les jeunes enfants avec un trouble du spectre de l’autisme, ou est-ce que cela peu aussi traiter d’autres troubles?
    1. L’AAC n’est pas un traitement seulement pour les enfants avec de l’autisme. Bien avant l’apparition de l’étude publié par Lovaas, l’AAC était déjà établie auprès du domaine scientifique, et il y avait aussi de multiples études démontrant l’efficacité des procédures de cette science, comme étant capable de produire des changements significatifs pour un large éventail de problèmes comportementaux, pour de nombreuses populations. L’ensemble des recherches est en croissance, et les recherches courantes évaluent l’utilisation de ces procédures afin d’améliorer certaines lacunes, ou comportements problématiques, auprès des adolescents et adultes avec un TSA, ceux avec un trouble développemental ou une déficience intellectuelle, un trouble langagier ou de la parole, et ceux avec des troubles comportementaux qui se sont pas associés à l’autisme. De plus, des recherches ont été effectuées auprès d’individus avec un trouble déficitaire de l’attention et d’hyperactivité (TDAH), syndrome Gil de la Tourette, trouble obsessionnel et compulsif (TOC), et d’autres troubles neuro-développementaux. Finalement, les procédures dérivées de l’AAC ont été utilisées afin d’améliorer les comportements chez les élèves dans les écoles, à l’enseignement des compétences en matière de sécurité, à l’amélioration de comportements des conducteurs, ainsi qu’à l’augmentation de l’efficacité des employés dans diverses organisations; ce ne sont que quelques exemples de l’ampleur des recherches récemment effectuées.

 

  1. Est ce que l’AAC est reconnu/régulé au Québec?
    1. La thérapie comportementale n’est pas une pratique réservée au Québec. Ce que cela signifie est que même si le gouvernement reconnait que l’intervention est nécessaire pour les enfants avec un TSA (cela est démontré puisque la gouvernement a le mandat d’offrir une intervention comportementale intensive jusqu’à l’âge de 6 ans), il n’y a pas de normes quant à pratique et les qualifications de ceux qui pratiquent ce type de thérapie; en d’autre mots, aucune surveillance n’est observée, et il n’y a pas de régulations mises en place quant aux services comportementaux au Québec. La réalité est que n’importe qui peut s’appeler un spécialiste comportemental, consultant, thérapeute ou analyste comportemental au Québec, même s’ils n’ont que peu, ou aucune formation adéquate, en analyse appliquée du comportement.

 

  1. J’ai entendu parlé des BCBA, qu’est ce que c’est?
    1. Même s’il n’y a pas de régulations formelles afin de pratiquer ici au Québec, le QcABA prône les services offerts par ceux avec une certification (du Behavior Analyst Certification Board; BACB) comme étant des qualifications minimum afin de superviser des programmes comportementaux au Québec. Le BACB est une association reconnue mondialement qui émet des régulations quant à la formation et la supervision des analystes comportementaux, et certifie les analystes comportementaux à trois niveaux; assistant d’analyste comportemental certifié (BCaBA), qui possède un baccalauréat, un analyste comportemental certifié (BCBA), qui possède une maitrise, et un analyste comportemental certifié au niveau du doctorat (BCBA-D), qui possède un doctorat. Dans d’autres provinces au Canada (Ontario et la Colombie-Britanique), la certification avec cette association est une qualification acceptée afin de recevoir de l’aide financière du gouvernement pour des services comportementaux. Récemment, le BACB a aussi développé un titre de technicien en comportement (RBT), pour ceux qui délivrent directement les services (c-à-d. les thérapeutes qui implémentent directement les interventions).
    2. Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles un client devrait considérer travailler avec un analyste comportemental certifié. Premièrement, la certification assure le client que l’individu a reçu un minimum de formation et d’éducation en analyse appliquée du comportement. Cela ne veut pas dire que tous les analyste comportementaux sont les mêmes, de même que plusieurs professionnels peuvent avoir suivi différents parcours scolaires, diverses expériences, et différents manières de pratiquer. La seconde et plus importante raison de travailler avec quelqu’un qui est certifié, est que si le client croit qu’ils ont été traités de la mauvaise façon ou de manière peu éthique par leur consultant, il y a un endroit où ils peuvent poser une plainte contre l’individu. Avec des consultants qui ne sont pas certifiés, si un parent croit que son enfant a été traité avec un geste contraire à l’éthique, il n’y a pas d’agence ou d’organisation qui peuvent leur venir en aide.

 

  1. Qu’est ce que je peux faire si mon consultant ne m’a pas bien traité, ou ne donne pas de services de manière éthique?
    1. Si vous croyez que votre analyste comportemental certifié (ou tout consultant qui n’est pas encore certifié, mais qui est dans le processus d’obtention de certification) a agi de façon non éthique avec vous-même ou un autre client, vous pouvez contacter le BACB et soumettre une plainte qui sera examinée : http://bacb.com/notice

 

  1. Comment puis-je savoir si mon consultant est certifié? Comment puis-je trouver un analyste comportemental certifié à Montréal?
    1. Si vous êtes un parent, ou recevez des services comportementaux et désirez savoir si votre consultant est certifié, ou afin de trouver un autre consultant certifié, vous pouvez vérifier le registre des gens certifiés par le BACB, ici : http://info.bacb.com/o.php?page=100155. Vous pouvez aussi utiliser la barre de recherche afin de trouver un individu certifié par province.

 

  1. Comment puis-je déterminer si le programme d’ABA que mon enfant suit est de bonne qualité?
    1. Plusieurs parents, consommateurs, et mêmes analystes comportementaux eux-mêmes, croient que ces qualifications impliquent que l’individu est un expert en autisme ou en AAC. En fait, tel que nous l’avons mentionné auparavant, la certification ne signifie qu’une qualification minimum nécessaire pour offrir des services d’analyse appliquée du comportement a été obtenue. Ceci peut être davantage compliqué pour les consommateurs afin de déterminer si les traitements qu’ils reçoivent sont bons, même si les services qu’ils reçoivent sont donnés par un individu certifié.
    2. Ainsi, le QcABA travaille en partenariat avec des parents, afin de développer un document qui a pour but d’éduquer les parents afin d’évaluer les services qu’ils reçoivent en AAC. Entre temps, les parents peuvent se poser eux-mêmes des questions auxquelles ils peuvent répondre afin d’évaluer les services qu’ils reçoivent.

 

  • Est ce que le consultant a utilisé un outil pour l’évaluation des compétences développementales (tel que le VB-MAPP, ABLLS-R, Essential for Living, ou d’autres méthodes d’évaluation similaires qui déterminent les lacunes développementales)?
  • Est ce que mon consultant m’inclut dans le processus du développement des buts? Lorsque je mentionne un problème, est ce qu’il répond à mes préoccupations en développant des procédures afin d’améliorer les problèmes?
  • Est ce que le consultant a amélioré les problèmes de mon enfant (crises, agressivité, tolérance à la frustration, comportements répétitifs, etc.)?
  • Est ce que les stratégies choisies par mon consultant utilisent du renforcement positif ? En d’autres mots, les renforçateurs utilisés pour quelque chose de bon ou des comportements appropriés, sont utilisés avant l’utilisation de procédures averses?
  • Est ce que mon consultant supervise les thérapeutes qui implémentent directement les services, sur une base régulière?
  • Y-a-t ‘il des documents écrits qui décrivent en détail chaque procédure qui est utilisée? (Ces documents devraient être écrits de façon à ce que n’importe qui pourrait prendre le document et comprendre comment implémenter la procédure.)
  • Y-a-t ‘il des données qui sont prises à tous les jours par les thérapeutes, qui est ensuite analysé afin de déterminer si l’habileté est apprise comme elle devrait l’être?
  • Si les donnés démontrent qu’une aptitude n’est pas apprise après une courte période de temps, est ce que mon consultant vérifie que la procédure est bien implémentée comme elle devrait l’être, et que les données sont exactes?
  • Par la suite, est ce que le consultant modifie les procédures d’apprentissage afin d’obtenir de meilleurs résultats (plutôt que de simplement mettre une cible « en attente » – ceci ne devrait pas être nécessaire si toutes les cibles ont étés choisies en fonction de l’évaluation développementale).
  • Est ce que mon consultant et/ou équipe offre à me former sur diverses procédures chez moi ou dans ma communauté dans lesquels les comportements problématiques occurrent? Est-ce qu’ils créent des situations « in vivo » afin de s’assurer que les habiletés enseignées durant les séances avec les thérapeutes puissent se transférer dans notre environnement du quotidien?

 

Nous espérons que les réponses à toutes ces questions sont positives; si vous n’êtes pas certains, ou si vous aimeriez obtenir plus d’information à ce sujet, vous pouvez poser vos questions au QcABA, au info@qcaba.org. Naviguer l’AAC et ses programmes peut être difficile pour les parents et les consommateurs, assurez vous donc de faire le plus de recherche possible, et si vous ne vous sentez pas confortables, posez des questions jusqu’à temps que vous soyez satisfaits.